Le
Défenseur.
(vers 1818). |
| A. de Frenilly, « Sur la cessation
ou suspension du Conservateur », pp. 80-83. |
- « Pendant dix-huit
mois le Conservateur a répandu en France et
en Europe une morale pure et une saine politique… » (p.
80). Cependant, l’auteur de l’article
a des sentiments ambivalents sur la cessation de
ce journal. |
|
| De Bonald. « Sur la liberté de
la presse », pp. 147-161. |
- « Après tant de discours
pour et contre la liberté de la presse, nous
ne sommes guères plus avancés qu’auparavant,
et la question est encore à traiter… » (p.
147).
- « On a toujours raisonné sur la liberté de
la presse, dans l’hypothèse qu’écrire
et publier ses opinions étoit un droit naturel… la
liberté de publier des écrits sur des
matières d’ordre public ne peut être
qu’une concession du gouvernement… » (p.
150).
|
|
| Le Défenseur. « Lettre sur Paris »,
pp. 377-384. |
- L’auteur de l’article critique les « vociférations
furieuses de M. Benjamin de Constant » contre
la censure et des censeurs et l’abuse « de
la presse pour publier ce qui a été proscrit à la
tribune par (le ministère) M. Manuel ». |
|
| Saint-Prosper. « Bibliothèque
des dames chrétiennes », pp. 393-400. |
- « Contenant un choix de livres
d’église et de dévotion, publié sous
la direction de M. l’abbé de la Mennais,
et orné de 60 gravures. Cette collection se
composera de 28 vol. in-32 sur papier vélin
grand-raisin. Il paroît une livraison tous
les deux mois; chaque livraison, composée
de 2 volumes, se vend 18 fr. pour les personnes qui
souscriront avant le 1er juillet » (p. 393).
- Éloge de la collection des livres pieux : « Le
succès rapide qu’a déjà obtenu
la Bibliothèque des Dames chrétiennes prouve que l’esprit religieux est loin de s’éteindre
en France » (p. 399).
|
|
| La Mennais, l’abbé F.
de, « Quelques réflexions sur la censure
et sur l’université » (brochure
de 16 pages mise à la fin du volume) |
- « Lorsque le ministère
a demandé la censure des journaux, lorsque
les royalistes la lui ont accordée, c’étoit
sans doute pour réprimer la licence des écrivains
impies, des opinions anarchiques, et non pour empêcher
de justes réclamations en faveur de la religion
de l’État. L’intention du gouvernement
n’a pu être d’étouffer la
vérité, mais d’enchaîner
le crime. Quand le poignard atteignoit le cœur
d’un Bourbon, il falloit, certes, brider le
poignard…. » (p. 3). |
|