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Le Catholique

Le Catholique

Articles sur l'histoire du livre:

 

Le Catholique, ouvrage périodique dans lequel on traite de l’universalité des connaissances humaines sous le point de vue de l’unité de doctrine; publié sous la direction de M. le Baron D’Eckstein. Tome I. Paris, A. Sautelet et Cie, Libraires, 1826.
No. 1, janvier 1826.
« Politique. Des journaux politiques. Chapitre 1. Des gouvernements dans leurs rapports avec les journaux. Chapitre II. Des journaux dans leurs rapports avec les partis politiques. Chapitre III. Des journaux envisagés comme organes de l’opinion publique. Chapitre IV. Du caractère des Journaux considéré en lui-même. » (pp. 110-168) - « Chacun sait la place qu’on usurpée les publications quotidiennes dans la politique et dans la littérature, par suite des révolutions, et quelle haute influence elles exercent sur la société… » (p. 111)
- Le gouvernement qui « aspire à commander dans un but d’égoïsme et non avec une intention vraiment social » tue l’intelligence et engourdit la pensée. « Pour atteindre ce but, il est un moyen unique et merveilleux… Cet infallible moyen consiste à rendre les esprits superficiels et frivoles, en leur donnant des distractions, des amusements, et en les occupant avec les hochets de la vanité…Dès lors, aucune invention n’est plus propre à futiliser les esprits que les feuilles quotidiennes » (p. 113)
- « Le talent d’écrire devient un métier; les paroles sont forgées comme dans une fabrique et se vendent comme une marchandise » (p. 114)
- « La licence des publications éphémères a dépassé, de nos jours, toutes les bornes » (p. 124).
- L’auteur de l’article nous donne quelques observations sur les journaux de la Grande Bretagne, de l’Allemagne, de l’Italie et de l’Espagne, et note : « Mais, en France, les journaux ont une importance que vainement on cherchait ailleurs. Ils ont usurpé le double sceptre de la politique et de la littérature, ils ont su se faire les arbitres et les régulateurs de l’opinion publique » (p. 153).
- « Voici quelle est, selon nous, la véritable mission d’un journaliste consciencieux. Ami du trône et de son pays, il doit défendre les prérogatives de l’un et les libertés de l’autre…. » (p. 164).
- L’auteur est d’avis de restreindre l’influence des journaux.

 Imprimerie (histoire de)
No. 3. mars 1826.
« Littérature. Des journaux littéraires, considérés dans leurs rapports avec les sciences, l’industrie, la philosophie, la poésie et l’histoire. Chapitre premier. Vues générales. Chapitre II. Des journaux littéraires dans leurs rapports avec la philosophie. Chapitre III. Des journaux littéraires, dans leurs rapports avec les études historiques, la philologie, et la science du langage. Chapitre IV. Des journaux littéraires considérés dans leurs rapports avec la poésie. Chapitre V. De l’esprit d’un journal littéraire, destiné à embrasser l’ensemble des connaissances humaines, pour les diriger vers un centre unique, et les réduire au système de la vérité universelle » (pp. 385- - Article très longue et philosophique sur les journaux.
- « Si l’on demandait à la plupart des lecteurs ce qu’ils entendent par ces mots, journal littéraire, on obtiendrait la réponse suivante : c’est une compilation destinée à satisfaire la curiosité du premier venu; c’est une pâture offerte à l’avidité frivole… Pour réduire la définition à son expression la plus simple, ce n’est guère après tout qu’un marché entre les éditeurs et le public » (p. 385)
- « Ainsi l’Europe entière se trouve-t-elle encombrée de ces feuilles, si mal nommées littéraires » (p. 386).
 Imprimerie (histoire de)
Le Catholique, ouvrage périodique dans lequel on traite de l’universalité des connaissances humaines sous le point de vue de l’unité de doctrine; publié sous la direction de M. le Baron d’Eckstein. Tome troisième. Paris, A. Sautelet et Cie, Libraires, 1826.
No. 7 – Juillet 1826.
« De la licence de la presse », pp. 185-190. - Questions philosophiques sur la liberté de la presse sous la Charte.
- « Bien entendu que nous n’approuvons nullement la manière de juger un ouvrage et de condamner l’auteur d’après la vivacité de quelques expressions, d’après une phrase détachée et adroitement jointe à une autre phrase. Chaque livre offre un ensemble, un tout d’après lequel seulement on peut l’apprécier » (p. 188).
 Commerce du livre et de l'imprimé
Le Catholique, ouvrage périodique dans lequel on traite de l’universalité des connaissances humaines sous le point de vue de l’unité de doctrine; publié sous la direction de M. le Baron d’Eckstein. Tome Quatrième. Paris, A. Sautelet et Cie, Libraires, 1826.
No. 11 – Novembre 1826.
« Variétés. De la réimpression des ouvrages philosophiques du XVIIIe siècle », pp. 508-515. - Il s’agit toujours du spectre des philosophes qui ont contribués à l’esprit révolutionnaire : Voltaire, Rousseau, Diderot, d’Holbach, etc.
- « … il n’y a rien de nouveau sous le soleil. Si l’imprimerie a multiplié les livres dangereux, d’un autre côté elle a amorti la puissance et l’activité immédiate de la philosophie » (p. 509).
- On ne combattra ces œuvres qu’en cultivant un esprit hardi et juste : « On se croira fort sous la protection des lignes de douanes littéraires, par la prohibition et la confiscation des mauvais livres; mais, un jour, si l’on n’a pas su opposer un esprit à un autre esprit, on se réveillera tout étonné de voir l’anarchie intellectuelle tout envahir en dépit des réquisitoires et des censures » (pp. 514-515).
 Culture du livre
No. 17. – Mai 1827.
« Politique. Seconde partie des partis politiques. Chapitre XVI. De la liberté de la presse dans ses rapports avec la religion et la monarchie. Chapitre XVII. De la loi relative à la police de la presse » (pp. 273- 356) - « La presse périodique, au moyen de ses pamphlets et de ses journaux, est l’instrument le plus actif de la révolution » (p. 275).
- Critique de la censure : « En général, aucune loi préventive ou prohibitive n’a jamais arrêté le cours des mauvaises doctrines : seulement la puissance du bien s’est affaiblie » (p. 337)
Imprimerie (histoire de)
Le Catholique. Ouvrage périodique dans lequel on traite de l’universalité des connaissances humaines sous le point de vue de l’unité de doctrine; Publié sous la direction de M. le baron d’Eckstein. Tome huitième. Paris, A. Sautelet et Cie, Libraires, 1827.
No. 22, Octobre 27.
« Variétés. Chap. IX. Du clergé », pp. 646-642. - L’auteur offre quelques réflexions sur l’attitude du clergé catholique envers la censure. Il est contre une religion politique, et croit que : « La censure, c’est la peur : c’est aussi pour quelques uns la mauvaise pensée. Quand l’imprimerie fut inventée, on prévit les ravages qu’elle pouvait faire, mais on ne pensa point à la censure; on savait que cette tyrannie serait aussi inutile contre la parole imprimée que l’inquisition contre la parole exprimée; et que les étouffer l’une ou l’autre était impossible » (p. 655).
- « … c’est la publicité, non la licence, qui tue la censure » (p. 657).
Imprimerie (histoire de)
« Variétés. Chapitre XI. Des journaux », pp. 670-708. - L’auteur est fier d’être journaliste honnête, mais : « S’il y a stupidité dans le brutal mépris voué au Journalisme, il y a ridicule et sottise dans la vanité des journalistes qui s’érigent en puissance politique; il y a bassesse digne de haine chez ces gens qui livrent leur plume et leur conscience à l’encan du pouvoir et des factions. Si donc j’ai aussi de sévères paroles à faire entendre au journalisme, que l’on ne se méprenne pas sur mes intentions. La liberté la plus absolue de la presse n’a pas de défenseur plus dévoué, plus déterminé que moi, sauf la répression, non inquisitoriale, mais légale de cette liberté, quand elle dégénère en licence » (p. 670).
- L’auteur décrit des journaux tels que le Journal des Débats, la Quotidienne, l’Aristarque, le Courrier, le Journal du Commerce, la Gazette de France, et le Moniteur sous le ministère Villèle.
Imprimerie (histoire de)
Le Catholique, ouvrage périodique dans lequel on traite de l’universalité des connaissances humaines sous le point de vue de l’unité de doctrine; publié sous la direction de M. le baron d’Eckstein. Tome douzième. Paris, Alexandre Mesnier, Libraire, 1828.
No. 34. Octobre 1828.

« Du présent et de l’avenir. Chapitre V. De l’affranchissement de la presse », pp. 121-132.
- Réflexions sur le rôle et la censure de la presse pendant la révolution et l’Empire.
- « La presse est une nouvelle puissance, qui, aux deux époques majeures de l’Europe moderne, pendant la réforme et pendant la révolution, a manifesté tout son pouvoir. Cependant la presse en elle-même n’est ni révolutionnaire, ni protestante. Elle est tout ce que l’on a le courage de la faire avec de la liberté et de l’activité d’intelligence » (p. 125).
- « La liberté de la parole, de la presse, de l’écriture, n’est redoutable qu’à la tyrannie des partis et à celle du pouvoir absolu » (p. 126).
 Imprimerie (histoire de)


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