
Annales
littéraires et morales
Histoire du journal
Articles sur l'histoire du livre:
Annales
littéraires et morales.
Tome premier. À Paris, chez Adrien Le Clère,
Imprimeur de S.E.M. le Cardinal Archevêque, quai
des Augustins, no. 39, an XII. – 1804. |
| Anon. « Essais de Michel, seigneur
de Montaigne, édition stéréotype.
Paris, an X, 1802, 4 vol. », pp. 225-247. |
« Quoique cette édition
de Montaigne ait paru depuis plus d’un an,
et que ce ne soit plus une nouveauté philosophique,
c’est cependant une production tout à la
fois si bizarre et si inepte, que nos lecteurs ne
seront point fâchés que nous leur en
donnions une idée… » (p. 225). |
Culture du livre |
| Anon. « Société des missions, établie
en Angleterre », pp. 372-381. |
Sur la Société pour
la Propagation de la Foi Chrétienne – qui
publiait des bibles en plusieurs langues. |
Culture du livre |
Annales
littéraires et morales.
Tome second. À Paris, chez Adrien Le Clère,
Imprimeur de S.E.M. le Cardinal Archevêque, quai
des Augustins, no. 39. An xiii. – 1804 (1805) |
Anon. « Traduction de l’Enéide de
Virgile, en vers François, suivie de notes
littéraires et morales, » pp. 1-21. |
« Tandis que le goût dépravé par
l’immoralité et l’irréligion
n’enfante journellement que des ouvrages ou
frivoles ou dangereux, il est doux pour l’ami
des lettres et des moeurs de voir parroître
encore, au milieu de ce déluge d’écrits
corrupteurs, quelques productions marquées
au sceau de la raison et de
la saine littérature. C’est ainsi que
quelques îles délicieuses et sûres,
au sein des mers irritées, apparoissent tout à coup
aux yeux du navigateur inquiet et consterné.
Nous ne pouvons trouver une comparaison plus juste
pour la traduction que nous annonçons aujourd’hui,
en la recommandant à tous ceux auxquels la
gloire de notre littérature est chère…. » (p.
1). |
Culture du livre |
| Anon. « Extrait des mémoires de la société académique
de Troyes, » pp. 63-72. |
« La société académique
du département de l’Aube (Troyes), vient
de faire paroître le premier volume de ses
Mémoires. C’est la même qui a
proposé, et mis au concours l’éloge
de M. de Noë, ancien évêque de
Lescar et dernier évêque de Troyes;
par où l’on peut juger d’abord
de la pureté de son goût comme de celle
de ses principes. Mais ce premier
recueil de ses Mémoires en est une nouvelle
preuve: et certes ce n’est pas un médiocre éloge à faire
au temps qui court, en parlant surtout d’une
société littéraire, que de dire
qu’il n’est aucune de ses productions
qui ne soit parfaitement conforme, et aux principes
de la religion…. » (p. 63). |
Culture du livre |
| Anon. « Génie du Christianisme, ou Beautés
de la Religion Chrétienne, par Fr. Aug. Châteaubriant. Édition
abrégée à l’usage de la
jeunesse », p. 153. |
« Le succès qu’a
eu le Génie du Christianisme est une preuve
péremptoire que les critiques les plus sévères
et même les plus injustes ne peuvent nuire à un
bon ouvrage. Un de ses plus grands ou de ses plus
petits détracteurs nous a dit que cet ouvrage
paroît s’être entièrement éclipsé du
public, on n’avoir pas obtenu ce que tout auteur désir
pour son oeuvre, ou en bien ou en mal; que le public
s’en occupe. L’assertion ne pouvoit être
plus maladroite. Le public s’en est occupé,
témoins les éditions multipliées
qu’il a eues, les contrefaçons et les
traductions qui en ont été faites:
il s’en est occupé en bien, témoins
les suffrages flatteurs qu’il a reçu
de tout ce qu’il y a de plus distingue dans
notre littérature… » (p. 153) |
Culture du livre |
| Anon. « Nouvelle traduction
d’Horace, » pp.
297-321. |
Deux vol. in-8,
chez Belin et Mlle Valade, libraires ; rix 11 fr.
et 13 fr. 50 c. franc de port.
« … Enfin
ce livre est parfaitement imprimé sur beau
papier, et fait, ainsi que le Virgile, le plus
grand honneur aux presses de M. Jacob. Les deux
traductions se recommandent ainsi à toutes
sortes de titres aux bibliomanes, aux littérateurs
et aux gens du monde. » (p. 297). |
Culture du livre
|
| Anon. « Nouvelles diverses, » pp.
523-525. |
« La cause de contre-façon
relative au catéchisme publié par M.
l’évêque de Nantes, a été jugée
par la cour de cassation. Elle étoit déjà instruite
par un mémoire dont M. G. Fabry est auteur,
et que plusieurs jurisconsultes ont appuyé de
leur avis. Sept moyens de cassation y étoient
développés avec force et clarté.
La plupart ont été admis par la cour,
et ont entraîné la cassation de l’arrêt
attaqué, 1e, parce qu’il contenoit excès
de pouvoir, en faisant défense à la
dame veuve Malassis, imprimeur de M. l’évêque
de Nantes et du clergé, de prendre la qualité d’imprimeur
du clergé ; 2e. parce qu’il avoit violé la
loi du 19 juillet 1793, en décidant qu’elle
n’étoit point applicable aux mandemens,
catéchismes, et autres ouvrages d’enseignement
des évêques, sous prétexte que
les évêques étoient salariés
par l’État. M. Merlin a établi, à ce
sujet, dans ses conclusions, qui ont été suivies,
que cette loi étoit applicable aux évêques,
non-seulement parce qu’elle assure sa protection
aux auteurs d’écits en tous genres,
sans excepter personne, mais encore parce qu’elle
est postérieure aux lois des 7 et 27 juin,
1793, époque où les évêques étoient
encore salariés par l’État, et
qu’ainsi il auroit fallu qu’elles les
eût exclus, d’une manière expresse,
de la protection qu’elle accorde aux auteurs
d’écrits en tous genres, pour en conclure,
comme a fait la cour de Nantes, qu’ils n’étoient
pas compris dans cette loi » (p. 523). |
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