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L'ange gardien

L'ange gardien

Articles sur l'histoire du livre:

 

L’ange gardien. Revue mensuelle historique, religieuse et littéraire. Par une réunion d’ecclésiastiques et d’hommes de lettres. Directeur : B. d’Exauvillez. Paris : Bureaux, rue de Vaugirard, 92, 1857.
Courtier, Faudet, Dufriche Desgenettes et al. « L’ange gardien recommandé aux fidèles par MM. les curés de Paris », pp. 1-2. « Vivement affligés du grand nombre de productions impies et immorales qu’enfante chaque jour la presse, et du succès qu’elles obtiennent, qui pourrait faire croire à la déconsidération générale de la religion, nous avons voulu, par une puissante manifestation qui pût éclairer et rassurer les fidèles, encourager les bons auteurs dans leurs travaux si ingrats aujourd’hui, et prouver à tous que la religion compte encore de nombreux amis en France. Il nous a semblé que pour contre-balancer le succès des mauvais ouvrages, il serait utile de recommander à l’intérêt public les bonnes et utiles publications capables d’atténuer l’effet des mauvaises. » (p. 1)
Culture du livre
Pilavoine. « Un mot sur l’homme de lettres et sur sa situation vis-à-vis la littérature actuelle », pp. 16-21.
- Le véritable homme de lettres est un penseur juste, sensible et bon qui n’aime pas la littérature pour l’argent qu’elle rapporte.

« Hélas! Il faut bien le dire, et c’est une chose étrange, jamais époque n’a produit plus d’hommes qui écrivent, et jamais époque non plus n’a produit moins d’hommes de lettres » (p. 17).
« De cette excroissance prodigieuse, qu’est-il résulté? Un abus déplorable. La littérature, en se multipliant, s’est dépravée; elle était le premier des arts, elle est devenue un métier ou un passe-temps frivole… » (p. 17).

Culture du livre
L’abbé Hoffmann, curé. « Les mauvais livres », pp. 76-82, pp. 104-109.
« … parmi les plaies terribles, qui, à l’époque actuelle, affligent et corrodent profondément le corps social, il n’en est point, à mon avis, qui causent plus de ravages que la plaie des mauvais livres. Une presse immorale, impie, en vomit tous les jours par milliers; et ces milliers d’abominables productions, lancées, colportées tous les jours dans toutes les directions, déposent, partout où elles passent, un poison subtil, qui entretient dans le malade une fièvre universelle et permanente, qui, tôt ou tard, doit le conduire à la décomposition et à la mort » (77)
- On doit interdire la lecture des journaux et les romans mauvais.
Culture du livre
L’abbé Hoffmann, curé. « Bibliographie. Introduction », p. 166-168. « La presse est devenue de nos jours une effrayante puissance. Chaque jour elle porte avec la rapidité de l’éclair, jusqu’aux extrémités du monde, la vérité et l’erreur, les sublimes inspirations de la vertu et les scandaleux exemples du vice », p. 166.
Culture du livre


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